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 1 Belge sur 2 évite de se rendre aux toilettes hors domicile 
Dr. Surmont : « Des sanitaires adaptés et une bonne éducation au comportement hygiénique sont essentiels. En Chine, par exemple, les enfants apprennent dès le plus jeune âge à écouter leur corps et le fait d’aller aux toilettes est abordé de manière ludique. » Cartoon : Ilah pour Geberit

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La peur des toilettes commence souvent à l’école et peut peser toute une vie 

Geberit, leader européen des solutions sanitaires, met en lumière une vérité gênante grâce à une vaste enquête menée par iVOX auprès de 2.000 Belges : la moitié des Belges éprouve des difficultés à faire « la grosse commission » en dehors du domicile. Pour une large part d’entre nos concitoyens (61 %), cela a un impact significatif sur leur vie sociale. Cette gêne liée aux toilettes n’est donc pas anodine. Les gastro-entérologues Prof. Dr. Danny De Looze (UZ Gand) et Dr. Magali Surmont (UZ Bruxelles) commentent les résultats. Avec ces données, Geberit souhaite contribuer à l’amélioration des infrastructures sanitaires dans les écoles et les espaces publics. 

51 % des Belges déclarent avoir du mal à faire « la grosse commission » autre part qu’à la maison. Les toilettes publiques en ville (75 %) ou dans les transports en commun (73 %) posent problème à plus de 7 Belges sur 10. Les toilettes (semi-)publiques dans les centres commerciaux (65 %) et les stations-service (67 %) sont également mal perçues. 52 % trouvent cela difficile dans les cafés, 45 % chez des amis et 36 % chez la famille. Même au travail, près de 2 Belges sur 5 (39 %) se sentent mal à l’aise. 

Les chiffres ne surprennent pas les experts médicaux, mais ils soulignent l’importance de ce constat. Prof. Dr. Danny De Looze (UZ Gand) : « C’est une étude intéressante et pertinente, car elle concerne un large échantillon de 2.000 personnes. Nous avons bien sûr des données sur nos patients, mais cette enquête reflète le comportement de la population générale. L’impact significatif sur la vie sociale est frappant et mérite une étude approfondie. » 

31 % des Belges ne vont aux toilettes que lorsqu’il n’y a vraiment pas d’autre choix. Seuls 32 % répondent immédiatement à l’appel de la nature. Et c’est la seule attitude correcte, insiste Dr. De Looze : « Cela ne provoque pas de maladies graves, mais retenir ses besoins favorise la constipation, les douleurs abdominales et les ballonnements. Le rectum fonctionne plus lentement, les selles durcissent et s’accumulent. Cela entraîne une poussée plus forte, aggravant les hémorroïdes et les fissures. » 

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À l’occasion de la Journée mondiale des toilettes célébrée le 19 novembre, Geberit lance la 6e édition de son initiative « La chasse aux toilettes sales ». Photo : Geberit
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Une certaine phobie des toilettes 

Pourquoi cette gêne ? Le principal obstacle est l’hygiène : 69 % des Belges estiment que les toilettes hors du cadre privé ne sont pas assez propres. Ce problème est encore plus fréquent chez les femmes (77 % contre 59 % chez les hommes). Un tiers (34 %) se sent simplement plus en sécurité à la maison, et autant (32 %) déclarent ne pas pouvoir se détendre dans des toilettes autres que celles de la maison. 

La honte et le stress jouent également un rôle majeur. 74 % ressentent du stress lorsque d’autres personnes attendent à l’extérieur, et 63 % ont honte des bruits ou des odeurs. La peur de ne pas trouver de toilettes est une source de stress pour 23 %. Résultat : beaucoup retiennent leurs besoins plus longtemps que ce qui est considéré comme salutaire pour la santé. 

Dr. Magali Surmont (UZ Bruxelles) confirme : « Le comportement de rétention est sans aucun doute l’un des mécanismes sous-jacents les plus sous-estimés des troubles intestinaux à l’âge adulte. Plus on retarde l’évacuation, plus on apprend à son corps à ignorer les signaux. C’est un cercle vicieux. » 

Impact sur la vie quotidienne 

La peur des toilettes a un impact direct sur la vie sociale d’un grand nombre de personnes. 61 % des Belges concernés déclarent que cela influence leurs activités extérieures. Faire du shopping (33 %), se promener (34 %) ou prendre les transports en commun (32 %) devient plus difficile lorsque la peur de ne pas trouver de toilettes domine. 

Dr. Surmont : « Nous constatons que certaines personnes hésitent à quitter le domicile à cause de cette appréhension. Cela a des conséquences physiques et mentales. Dans notre culture occidentale, aller à selle est une affaire très privée. Il faut démystifier cela, car ce tabou n’a pas lieu d’être. » 

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Du 19 novembre au 31 décembre, les écoles peuvent soumettre une demande d’aide à la rénovation et tenter de recevoir 7.500 € en appareils sanitaires. Photo : Geberit
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Une peur enracinée dès l’école 

Le problème trouve souvent son origine dans l’enfance. Plus de la moitié des personnes concernées (55 %) identifient la période scolaire comme point de départ. 12 % s’en souviennent dès la maternelle, 23 % depuis l’école primaire et 20 % depuis le secondaire. 

Les causes sont connues : sanitaires mal entretenus (67 %), manque d’intimité (46 %), absence de papier toilette (41 %), infrastructures vétustes (40 %), harcèlement (9 %) ou attitude des enseignants (7 %). Peu d’enfants se sentent vraiment à l’aise dans les sanitaires de leur école. 

Une étude iVOX de 2022 confirmait cette tendance : 7 élèves sur 10 retiennent parfois leurs besoins pour éviter d’aller aux toilettes à l’école, et 2 parents sur 5 considèrent les sanitaires scolaires comme un risque pour la santé. Parents et enseignants plaident pour des normes claires et des inspections annuelles. 

Selon Prof. Dr. De Looze, l’importance de bonnes infrastructures sanitaires dans les écoles est évidente : « Propreté, intimité et confort d’utilisation sont essentiels. Il faut pouvoir aller aux toilettes dans un espace fermé et tranquille. Il est compréhensible que les enfants veuillent y aller pendant les cours, car c’est plus calme. Il ne devrait pas y avoir d’interdiction à ce niveau, surtout en primaire. Des normes minimales pour les sanitaires scolaires sont à envisager. » À l’heure actuelle, il n’existe que des « recommandations » générales. De ce fait, les sanitaires sont souvent relégués au dernier rang dans l’élaboration des budgets scolaires. 

Dr. Surmont constate les conséquences : « Nous voyons beaucoup de constipation chez les enfants, et environ un quart garde des troubles à l’âge adulte. Des sanitaires adaptés et une bonne éducation au comportement hygiénique sont essentiels. En Chine, par exemple, les enfants apprennent dès le plus jeune âge à écouter leur corps et le fait d’aller aux toilettes est abordé de manière ludique. » 

Geberit s’engage activement à améliorer cette situation avec des solutions telles que Geberit Bambini, un concept spécialement conçu pour des espaces sanitaires adaptés aux enfants. Bambini propose des solutions ergonomiques, hygiéniques et colorées qui encouragent les enfants à utiliser les toilettes de manière autonome, confortable et en toute confiance. Une étape essentielle pour apprendre de bonnes habitudes aux toilettes. 

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La série Geberit Bambini propose des sanitaires adaptés aux enfants et ergonomiques. Elle permet aux jeunes enfants d’aller aux toilettes de manière autonome, confortable et en toute confiance, une étape essentielle pour apprendre de bonnes habitudes aux toilettes. Photo : Geberit

Un manque structurel de toilettes publiques 

73 % des Belges estiment qu’il y a trop peu de toilettes publiques, et 65 % se plaignent du manque d’entretien. Pourtant, la volonté de payer est bien présente : 80 % seraient prêts à contribuer pour des toilettes propres et hygiéniques. 39 % accepteraient de payer 0,50 €, 18 % jusqu’à 1 €, et seulement 5 % plus. 

Dr. De Looze : « La situation belge est problématique, nous sommes à la traîne en Europe. Nous plaidons depuis longtemps pour plus de toilettes publiques et espérons une action concrète en Flandre via une résolution qui se trouve depuis quelques mois entre les mains de la ministre Hilde Crevits. Il ne s’agit pas seulement de nouveaux bâtiments, mais aussi d’ouvrir davantage les infrastructures existantes comme les bibliothèques ou les centres culturels. Les chiffres montrent que les gens sont prêts à payer. Et si cela coûte trop cher, pourquoi ne pas collaborer avec le secteur privé, par exemple via la publicité ? » 

Dr. Surmont ajoute : « On ne peut pas attendre de chaque commerce ou établissement horeca qu’il devienne un lieu public. Le ‘passe-toilette’* est certes un moyen, mais pas une solution structurelle. Il n’est pas juridiquement contraignant. Mais il est inacceptable que des personnes souffrant de troubles intestinaux ou de phobie des toilettes soient socialement isolées. L’accès à des toilettes propres et accessibles ne devrait pas être un luxe, mais un droit fondamental. » 

Geberit offre des solutions innovantes pour les sanitaires publics, telles que des appareils en céramique robustes, des systèmes de chasse hygiéniques et des plaques de commande sans contact. Ces technologies contribuent à la durabilité, à la facilité d’entretien et à une meilleure expérience utilisateur dans les bâtiments (semi-)publics. 

* Le Passe-toilette permet aux personnes souffrant de troubles intestinaux chroniques d’accéder gratuitement et discrètement aux sanitaires des établissements horeca, indépendants et professions libérales partout en Europe sans devoir consommer ou payer un droit d’usage. 

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Geberit propose des solutions innovantes pour plus de durabilité, une facilité d’entretien et une meilleure expérience utilisateur dans les espaces (semi-)publics. Photo : Geberit

Geberit relance « La chasse aux toilettes sales » 

À l’occasion de la Journée mondiale des toilettes célébrée le 19 novembre, Geberit lance la 6e édition de son initiative « La chasse aux toilettes sales ». Du 19 novembre au 31 décembre, les écoles peuvent soumettre une demande d’aide à la rénovation et tenter de recevoir 7.500 € en appareils sanitaires. Depuis 2020, 15 écoles ont déjà bénéficié de cette aide. En 5 ans, 448 écoles ont introduit un dossier, preuve que le sujet est bien vivant. Pour plus d’infos sur les modalités de participation à ‘La chasse aux toilettes sales » : geberit.be/wtd-fr 

Chiffres clés de l’enquête : 

  • 51 % des Belges trouvent pénible d’aller aux toilettes hors domicile 
  • 1 Belge sur 3 évite même autant que possible de le faire 
  • 55 % traînent une phobie des toilettes depuis l’âge de la scolarité 
  • 67 % attribuent cela à des sanitaires scolaires mal entretenus 
  • 3 Belges sur 4 estiment qu’il y a trop peu de toilettes publiques en Belgique 
  • 65 % jugent les toilettes publiques existantes insuffisamment hygiéniques 
  • 8 Belges sur 10 sont prêts à payer pour des toilettes publiques propres 
  • Sources de stress lié à l’utilisation de toilettes publiques : 74 % ne parviennent pas à se détendre quand d’autres attendent à l’extérieur 
  • 63% ont honte des bruits ou des odeurs relatifs à leur passage 

** Enquête en ligne réalisée par le bureau d’études iVOX pour le compte de Geberit nv, entre le 29 août et le 5 septembre 2025, auprès de 2.000 Belges représentatifs selon la langue, le sexe, l’âge et le niveau d’études. La marge d’erreur maximale pour cet échantillon est de 2,3 %. 

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Depuis 2020, 15 écoles ont déjà bénéficié de cette aide. L’école libre Saint-Thomas à Maulde, par exemple, a pu rénover ses sanitaires grâce à cette initiative. Une différence visible qui contribue à améliorer le confort, l’hygiène et la sécurité pour les élèves. Photo : Geberit

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